Le Blog de Josselin

Les événements marquants de chaque semaine analysés de mon point de vue. Tous ces propos n'engagent que moi, mais j'espère que vos commentaires seront nombreux et qu'un débat se créera.

18 juin 2009

L'Iran en crise

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La semaine dernière avait lieu les élections présidentielles en Iran. Ahmadinejad postulait pour un second mandat après un premier marqué par un bras de fer permanent avec la communauté internationale en ce qui concerne le nucléaire. En face de lui, il y avait différents rivaux dont le principal était le réformateur Moussavi. Les résultats officiels ont donné la victoire au Président sortant.

Mais ces élections sont contestées et Moussavi ne les a pas reconnu. Les autres candidats à l'élection se sont rangés derrière lui. Selon les chiffres, Moussavi n'aurait même pas été élu dans sa province alors qu'en Iran, l'attache locale prime sur les enjeux nationaux. Des manifestations ont éclaté, aussi bien du côté des partisans de Moussavi que des pro-Ahmadinejad. 7 personnes ont été tués lors d'affrontements avec l'armée et Moussavi a lancé un appel pour éviter la confrontation des deux groupes de manifestants.

A travers cette crise, on voit bien que la République islamique d'Iran impose des barrages à la liberté d'expression. Les journalistes étrangers ne sont plus autorisés à aller sur le terrain, c'est à dire qu'ils écrivent leurs articles de leur chambre d'hôtel !

La communauté internationale manifeste des doutes dans la régularité du scrutin, mais le Président américain a déclaré qu'au final, il n'y avait pas de profondes différences entre Moussavi et Ahmadinejad. Cette réaction a surpris, mais est dans la continuité de la stratégie de la main tendue suivie par Obama. Si Ahmadinejad demeure Président, et c'est le cas le plus probable, Obama voudra dialoguer avec lui. S'il prenait trop parti contre lui dans la crise actuelle, il diminuerait fortement les chances de parvenir à un compromis sur le nucléaire.

Enfin, le régime politique ne fait pas le peuple et le sursaut auquel on assiste est porteur d'espoir. Cela montre que les Iraniens sont prêts à prendre des risques pour défendre leur liberté et leur pays. Les grandes puissances de ce monde doivent rester attentives aux réactions de ce peuple.

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10 juin 2009

Résultats des élections

Il y a plusieurs enseignements à tirer des résultats du scrutin de dimanche :

Le premier est que les partis politiques n'ont pas réussi à intéresser les citoyens à l'Europe, en témoigne le taux d'abstention de 59.52%. Il faudra redoubler d'effort et faire preuve de pédagogie, car sans le soutien de la population, la poursuite de la construction européenne ne sera rendue que plus difficile. Les citoyens ne voient pas la contribution de l'Union Européenne dans leur vie quotidienne, alors que de nombreux projets en résultent. Une fois de plus, il faut croire en l'Europe, car c'est l'avenir. Avec l'Europe, la France est plus forte.

Ensuite, nous avons vu le Parti Socialiste débuter sa campagne en attaquant Barroso, Président de la Commission européenne, et Sarkozy. Jusqu'à la veille du scrutin, il a continué à appeler à un vote sanction contre la politique du gouvernement. Le Modem quant à lui, incarné par la seule personne de Bayrou, n'a su que taper sur Sarkozy. Il n'y a qu'à regarder le choix de la date de sortie du livre "Abus de pouvoir" quelques semaines avant le 7 juin. Bref, ces deux partis se sont enfermés dans un antisarkozysme puéril et ont tout fait sauf parler d'Europe. Cette stratégie les a conduit aux résultats que l'on connaît. Point positif, cela montre que les Français ne se sont pas trompés de question et ont bien pris en compte les enjeux européens.

Pour ce qui concerne la région Nord-Ouest, la majorité présidentielle craignait de n'envoyer que deux députés au Parlement de Strasbourg. Cela nous aurait priver du numéro 3, le député sortant Jean-Paul Gauzès, l'un des plus présents au Parlement entre 2004 et 2009. Non seulement il a été élu, mais la numéro 4 aussi. Les 6 sièges restants se partagent entre les socialistes (Pargneaux et Grelier), un à Europe écologie, un au FN, un au Modem et un au Front de Gauche. A Fécamp, 34.54% pour la droite, 14.52% pour les deux partis écologistes, 45.22% pour la gauche et 5.57% pour le Modem. Ce qui me fait dire que le rapport de force n'est pas si déséquilibré pour une ville considérée encore comme un bastion socialiste. L'espoir de voir la ville passer à droite n'est donc pas inespérée, à condition d'être organisé, uni et de travailler dès maintenant dans ce but.

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05 juin 2009

Votez !

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    Vous ne pouvez pas l’ignorer, dimanche ont lieu les élections européennes à l’occasion desquelles nous allons voter pour les futurs députés qui siègeront au Parlement de Strasbourg. L’abstention risque d’être très forte comme souvent lorsqu’il s’agit de scrutins européens. Mais ce n’est pas une fatalité. Voilà les cinq raisons pour lesquelles je pense qu’il faut aller voter.

La première raison est que ce vote sera une preuve que vous croyez en l’Europe. Je rappelle que le Parlement européen est plus puissant que notre Assemblée Nationale et que 70% des textes examinés au Parlement français sont issus d’une décision de l’Union Européenne. Ensuite, il faut poursuivre dans la dynamique impulsée par la Présidence française de l’UE. Le Président Sarkozy a montré qu’à travers un leadership fort, l’UE pouvait agir et peser face aux autres grandes puissances comme les USA. Il faut aller voter si on souhaite avoir une Europe politique forte. Bien sûr, on doit sortir de l’impasse institutionnelle, et le traité de Lisbonne y contribuera, mais la politique doit aussi prendre toute sa place en Europe.

D’une façon plus pragmatique, l’Europe devra défendre une nouvelle forme du capitalisme, plus moral et non basé sur la spéculation à outrance. C’est ce que feront les députés élus sur les listes UMP-Nouveau Centre-Gauche moderne-Progressistes. L’UE devra aussi être présente dans la défense de l’environnement, spécialement lors du sommet de Copenhague fin 2009.

Le fossé grandissant qu’on peut constater entre l’UE et ses citoyens s’expliquent entre autre par le manque de proximité avec les députés européens. C’est pourquoi l’UMP demandera à chacun de ses députés d’ouvrir une permanence dans leur région.

Si vous pensez que les députés européens ne sont jamais présents au Parlement, détrompez-vous. Chacune de leur présence est enregistrée et on peut ainsi déterminer leur taux de présence. D’ailleurs, M. Gauzès, numéro trois de la liste UMP du Nord Ouest, est l’un des députés les plus présents avec près de 98%. La majorité présidentielle demandera un engagement écrit de ses élus qu’ils siègeront bien à Strasbourg.

Pour conclure, vous avez trois choses à faire dimanche : souhaiter une bonne fête à votre mère, aller voter avec elle et regarder la finale hommes de Roland Garros.

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28 mai 2009

Point sur le chômage des jeunes

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    La semaine dernière, l’édition économique du Monde a présenté 10 idées reçues sur le chômage des jeunes que j’ai trouvé très intéressantes et que je vous retranscris ici.

Quelques chiffres pour dresser un état des lieux :
Le taux de chômage des jeunes était de 18% en 2008 et 49% de leurs emplois étaient précaires (contre 15,5% et 37% pour l’UE).
Trois ans après la sortie du système scolaire, le taux de chômage des non diplômés est cinq fois supérieur à celui des diplômés.
Le premier emploi sera à 78% un CDD et un sur cinq un temps partiel. Cependant, deux sur trois seront un CDI après trois ans.

D’un point de vue démographique, on pourrait voir dans le fait qu’il y ait plus de départs en retraite que d’entrées sur le marché du travail une bonne nouvelle. Mais les situations diffèrent selon les secteurs d’activité.

Les experts constatent que les compétences acquises pendant les études ne seront pas souvent mises à contribution dès l’entrée sur le marché du travail. Cela viendra avec l’ancienneté.
Pour ce qui concerne les universités, le savoir qui y est enseigné est trop souvent éloigné du milieu professionnel. Ainsi, plus de la moitié des étudiants se répartissent entre médecine, droit et enseignement qui sont des matières théoriques.
De plus, il y a clairement un manque d’informations sur les débouchés des filières.

Il faut donc se demander quelle est la mission principale de l’école : former des citoyens pour qu’ils soient cultivés ou dispenser des connaissances pratiques pour les préparer à leur entrée dans la vie professionnelle ? La réponse est un mix des deux solutions.

Pour conclure, on ne peut que saluer toutes les générations politiques qui ont mis en place des plans pour lutter contre le chômage des jeunes. Mais il faut faire attention qu’ainsi, on ne tende pas à précariser leurs contrats. L’alternance pourra être un élément moteur pour l’intégration des jeunes dans le monde du travail.

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25 mai 2009

Têtes de liste région Nord Ouest

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Dans 14 jours auront lieu les élections européennes. La campagne officielle démarre aujourd'hui.

Voici les têtes de liste pour notre région :

UMP : D. Riquet
PS : G. Pargneaux
Modem : C. Lepage
Europe écologie : H. Flautre
NPA : C. Poupin
FN : M. Le Pen
Libertas : F. Nihous
Front de gauche : J. Hénin
Parti de la France : C. Lang
Alliance écologiste indépendante : B. Frau
Lutte ouvrière : E. Pecqueur
Debout la République : T. Grégoire

Je vous rappelle que 10 sièges du futur Parlement européen reviendront à notre région.

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20 mai 2009

Discours

Discours prononcé le 19 mai pour la venue de Jean-Paul Gauzès, député européen, à Fécamp.

Chers amis, bonsoir à tous,

Le week-end du 7 juin, 390 millions de citoyens seront appelés aux urnes dans toute l’Europe. C’est un événement historique, car le Parlement européen est la première assemblée transnationale élue au suffrage universel et ces élections, les premières à 27, seront les plus vastes de toute l’histoire démocratique européenne. 

A cette occasion, nous accueillons donc ce soir Jean-Paul Gauzès, numéro trois sur la liste de la majorité présidentielle dans notre région. Bienvenue à Fécamp ! Nous sommes très heureux de vous accueillir et je souhaite vous dire que nous admirons le travail que vous avez accompli depuis ce 13 juin 2004, date à laquelle vous avez été élu député européen. Vous êtes reconnu pour être l’un des députés les plus impliqués dans votre tâche et vous faîtes honneur à cette fonction. Vous avez beaucoup travaillé, entre autre, au sein de la commission des affaires économiques et monétaires, ou plus récemment sur le sujet des paradis fiscaux.
De plus, il faut noter que l’une de vos adversaires n’est autre que la première adjointe au maire de Fécamp. Je parle bien évidemment de Madame Grelier, numéro deux de la liste socialiste pour la région nord ouest.

Mais parlons un peu d’Europe, car c’est bien pour cela que nous sommes réunis ce soir. Et focalisons nous un instant sur les jeunes. L’Union Européenne est souvent présentée dans les médias comme une vaste structure technocratique que les jeunes ne comprennent pas et à laquelle ils se sentent étrangers. Je n’y crois pas. L’Europe reste une chance aux yeux de beaucoup d’entre nous et le sentiment européen existe. Deux tiers des 18-24 ans voient l’Union comme une chance, ce qui en fait la catégorie la plus attachée à l’Europe. D’ailleurs, des nouveaux blogs et forums apparaissent sans arrêt sur Internet à propos des élections à venir.

Dans le même temps, nous sommes la catégorie chez qui l’abstention est la plus forte. Pour combattre ce paradoxe, il faut que l’Union Européenne parle plus aux jeunes, qu’elle s’empare de thématiques qui les concernent. Sans doute faut il accorder une place plus importante aux secteurs de l’éducation et de la formation. Le programme Erasmus par exemple, qui permet aux jeunes de l’Union de partir étudier un an à l’étranger, est une mesure formidable. Mais à l’heure actuelle, elle n’est réservée qu’à une minorité d’étudiants dont les parents peuvent assumer le coût que cela engendre. Les jeunes du mouvement populaire proposent donc la création d’un prêt Erasmus à taux zéro pour que chacun puisse partir s’il le désire.

De plus, la France est très en retard sur la maîtrise de l’anglais et des autres langues étrangères. Cela sera un inconvénient majeur sur le marché du travail pour un jeune français qui par exemple, se présentera à un entretien d’embauche face à un jeune d’une autre nationalité et qui sera mieux armé en anglais. Il faut donc renforcer l’apprentissage des langues étrangères et cela dans toutes les filières.

On peut aussi imaginer le développement d’une alternance européenne. Aujourd’hui, les jeunes sont obligés de faire leur stage dans une entreprise française. Pourquoi ne pas leur donner la possibilité de l’effectuer à l’étranger ? En plus d’améliorer leurs compétences linguistiques, cela facilitera leur mobilité internationale lorsqu’ils seront dans la vie professionnelle, et cette mesure ouvrira la perspective d’un marché du travail européen pour tous les jeunes.

Dans le domaine de la culture en France, le Président Sarkozy a instauré la gratuité des musées pour les moins de 25 ans. C’est un grand succès, en témoigne la hausse constatée de la fréquentation. Afin que l’accès à la culture européenne soit le même pour tous, pourquoi ne pas étendre ce dispositif à l’ensemble de l’Union ? Cela aura aussi le mérite de mettre un terme à cette situation où chaque pays a une politique différente sur la question.

Vous l’aurez compris, les Jeunes Populaires imaginent une Europe de l’éducation, qui ouvrira la voie à un marché du travail européen, et qui garantira un égal accès à la culture. Quand l’Europe veut, l’Europe peut !

Pourquoi les jeunes croient en l’Europe ? Tout simplement parce que nous serons toujours plus forts à 27 que seul. L’Europe nous permet de mieux nous affirmer sur la scène internationale, et le sommet de Copenhague sur le climat sera une nouvelle occasion de le démontrer.

Tout n’est pas parfait en Europe et il va falloir se bouger pour continuer le travail impulsé par la présidence française de l’Union Européenne.
Nous savons que les candidats de la majorité présidentielle y sont prêts afin de redynamiser l’Europe.
Nous savons que notre tête de liste Dominique Riquet, guidé par ses convictions, aura la hargne pour installer une vraie Europe politique.
Et nous sommes sûrs que Jean-Paul Gauzès continuera à défendre les intérêts des Français et de tous les autres citoyens européens comme il l’a fait pendant ces cinq années !

A Fécamp et ailleurs, les jeunes mènent une campagne active à travers de nombreux tractages, collages et réunions débats. J’en profite d’ailleurs pour les saluer et les remercier pour leur engagement. C’est maintenant qu’il faut intensifier nos efforts et nous aurons besoin de chacun d’entre vous. Les trois prochaines semaines vont être cruciales pour convaincre les gens d’aller voter et de donner leur voix à la liste sur laquelle figure Jean-Paul Gauzès. L’abstention est le premier danger de ces élections. Il faudra donc faire preuve de pédagogie pour intéresser les citoyens à cette échéance. Dans ce cadre, nous organisons une grande journée de mobilisation samedi à Fécamp. Cette journée de l’Europe réunira jeunes et moins jeunes autour d’un tractage le matin, d’un déjeuner-débat en présence des élus locaux et d’un collage l’après-midi. Alors pour les plus courageux, rendez-vous à 9h30 à la permanence de Daniel Fidelin. Sinon, retrouvez-nous nombreux à 12h30 à la salle du CCAS. Nous comptons sur vous !

Enfin, j’aimerais remercier Marie-Agnès, Daniel et Jean-Paul de m’avoir laisser cette tribune quelques minutes pour m’y exprimer. Ca a été un vrai plaisir. Donc, n’oubliez pas, le 7 juin, pour changer l’Europe, votez majorité présidentielle, votez Jean-Paul Gauzès. Je vous remercie.

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01 mai 2009

Grand Paris

    J’aimerai aujourd’hui parler du Grand Paris, ce projet qui tient tant à cœur au Président Sarkozy et représente ce que sera la capitale aux horizons 2020. En plus de vouloir laisser sa marque dans le domaine culturel, le Président a annoncé plusieurs chantiers.

Il veut faire de Paris une ville monde, qui sera dotée d’un port, Le Havre. L’installation d’un TGV Paris-Le Havre est prévu et divisera par deux le temps de voyage nécessaire (aujourd’hui deux heures).
Second point, l’installation de 140 kilomètres de métro automatique autour de Paris qui permettront à de très nombreux Franciliens de transiter sans passer par Paris intra muros. Des métros « aériens » et roulant à 90 km/h, voilà ce qui est envisagé.
Seront aussi engagés le prolongement du RER E, ce qui permettra entre autre le désengorgement de la gare St-Lazare, l’installation d’une ligne TGV entre Roissy et Orly, de deux lignes de train interbanlieues et d’une liaison rapide entre l’aéroport de Roissy et le centre de Paris.

Tous ces projets, se rassemblant autour d’une unique vision, devraient coûter 35 milliards d’euros. Les travaux commenceront en 2012 pour s’achever dix ans plus tard. Si les délais sont respectés, jamais de tels aménagements auront été réalisés en si peu de temps.

Le Président Sarkozy a aussi manifesté son souhait de voir le métro fonctionner 24h/24. La candidate UMP aux municipales à Paris l’avait déjà proposé. Ce serait une très bonne chose, car combien de fois les Parisiens se retrouvent-ils à devoir trouver un taxi à 1 heure du matin après être sorti au restaurant ou ailleurs ? Cependant, cela ne pourra être réalisé que si les mesures de sécurité nécessaires sont prises. Avec la nuit arrivent de nouvelles formes de délinquance et même en plein jour, il n’y a pas aujourd’hui une grande présence policière.

Pour conclure, oui au Paris qu’on nous propose, c’est à dire une véritable capitale pouvant rivaliser avec Londres, Berlin ou Madrid !

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18 avril 2009

Rejet d'Hadopi

    En fin de semaine dernière, un fait exceptionnel s’est passé dans la vie politique française. Un projet de loi défendu par le Gouvernement n’est pas passé lors de la dernière lecture à l’Assemblée Nationale. Il s’agit de la loi Hadopi proposant des remèdes au piratage sur Internet. Il y a deux aspects de ce refus à mentionner.

Le premier est que les socialistes se sont félicités d’une victoire, mais peut-on appeler victoire ce qui ressemble plus à une grande manipulation ? En effet, pendant la matinée qui a précédé le vote, la droite était en majorité. Lorsque le vote est arrivé, les députés de la majorité présidentielle se sont retrouvés en minorité après que quelques députés socialistes (qui s’étaient cachés) soient rentrés à la dernière minute. Les voix de ces derniers, ainsi que celles de Nicolas Dupont-Aignan et d’un centriste, ont suffis à rejeter le texte.

Cependant, cette magouille des socialistes n’excuse pas tout, et c’est là qu’intervient le deuxième aspect. Au moment du vote, il n’y avait que 36 députés sur 577. Autant dire que 93,77% des députés n’étaient pas dans l’hémicycle. Cela relance le débat sur leur absentéisme. Les principaux intéressés se défendront en disant qu’ils ne peuvent pas être à la fois dans l’hémicycle et en commission. Le travail parlementaire serait donc mal organisé, convoquant les députés à plusieurs endroits au même moment ?
Les députés préfèrent-ils rentrer plus tôt dans leur circonscription ?
Le cumul des mandats a-t-il ici sa part de responsabilité ? En tout cas, j’aimerais qu’on légifère dans ce domaine. Un élu du peuple doit pouvoir se consacrer à 100% à sa tâche et cumuler des fonctions conduit certainement à toutes mal les assumer !

Malgré tout, peut-être que certaines exceptions peuvent être faites : conserver un poste de conseiller municipal peut être utile à un ministre par exemple, afin qu’il bénéficie d’une vision différente et à une autre échelle. 

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10 avril 2009

Royal / Séquestration des patrons

Deux événements dont j’aimerai parlé cette semaine.

Le premier concerne les déclarations de Ségolène Royal à Dakar. Lundi dernier, lors d’un discours, elle a trouvé bon de s’excuser au nom de la France pour le discours qu’avait fait le Président Sarkozy en 2007. Ce dernier avait été en effet controversé, Nicolas Sarkozy disant que « l’homme africain n’est pas suffisamment entré dans l’histoire ».
A mes yeux, Royal n’avait pas la légitimité de dire pardon. Elle ne représentait pas la France, mais la région Poitou Charente. De plus, est-il normal qu’un homme politique (dans ce cas une femme) s’excuse pour les dires d’un autre homme politique ? Je ne le crois pas. De la même façon que le fait le PS, Royal a voulu instrumentaliser une polémique tournant autour du chef de l’Etat pour en tirer des avantages. Ce n’est pas ce qu’on demande à la gauche, mais au contraire de proposer une alternative crédible au lieu de s’enfermer dans la critique permanente.
Quant au discours de Sarkozy, peut-être que certains propos avaient été dits d’une façon maladroite, mais n’avait-il pas raison ? Ne peut-on pas affirmer que l’Afrique est en retard par rapport au reste de la planète et qu’il lui reste à se doter d’une véritable histoire qui sera à la hauteur de tous les Africains ?

Le deuxième événement est la séquestration des patrons par les salariés. Sony, 3M, Caterpillar : les exemples sont nombreux. J’ai peur qu’on tombe dans la banalisation de ce phénomène. Je ne remettrai jamais en cause le droit de grève, mais il me gène lorsqu’il nuit à autrui. Lorsqu’ils retiennent enfermé leur patron, les salariés concernés deviennent une entrave à la liberté de circulation de ce dernier. Un des droits fondamentaux est ainsi bafoués. Il ne faut pas oublier que la peine encourue pour une séquestration de moins de sept jours est de cinq ans de prison. Dans tous les cas, la séquestration est un appel au secours. Mais ce n’est pas de cette façon que les choses changeront, mais bien par le dialogue. Les salariés qui se révoltent suite à un plan social doivent être conscients que le stéréotype du « patron voyou » ne concerne qu’une minorité et que beaucoup se battent jour après jour pour la survie de leur entreprise et de ces emplois. 

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03 avril 2009

Le libéralisme est-il remis en cause ?

La crise économique et le comportement adopté par les dirigeants politiques nous obligent à nous demander si le libéralisme est mort ou du moins, si des individus se déclarent toujours être des libéraux.

Le meilleur exemple est le Président français Nicolas Sarkozy. Il s’est toujours inscrit dans une logique libérale et a, pendant la campagne des présidentielles, développé un programme dans ce sens. Depuis septembre dernier et l’émergence de la crise financière, il a pris des mesures plus interventionnistes réaffirmant le rôle de l’Etat dans une économie pourtant très mondialisée. Cela a commencé avec le plan de sauvetage des banques et dernièrement avec l’encadrement de la rémunération des dirigeants d’entreprises bénéficiant d’une aide de l’Etat. Cette attitude en a fait rire certains, mais pas tant que cela au final. En effet, le Président Sarkozy, ainsi que la plupart des chefs d’Etat et de gouvernement, ont décidé d’être pragmatiques en prenant les mesures les plus adéquates à la situation. Et ils ont eu raison. Combien de banques auraient fait faillite sans l’intervention de l’Etat ? De quelle ampleur serait aujourd’hui la récession, qui sera déjà très importante pour 2009 ? Il est évident que le marché n’aurait pas su résoudre cette crise, puisqu’il en était à l’origine.

Cependant, je ne crois pas que le libéralisme économique va disparaître avec la crise. Le libéralisme néoclassique affirme la liberté d’entreprendre, d’échanger, de consommer… Mais il reconnaît que l’Etat continue à avoir son rôle à jouer, certes de façon limitée. S’il y a eu crise, ce n’est pas du au libéralisme, mais à cause de certains qui en ont abusés. L’entreprenariat est un moteur de la croissance et la prise de risques doit être récompensée. En revanche, lorsque l’entreprise connaît des difficultés qui la conduisent à des restructurations, le patron n’a pas à toucher des salaires mirobolants, des stock-options et autres parachutes dorés. A mon avis, le libéralisme continuera à régir nos économies et à être source de richesses. Il convient maintenant de le faire évoluer afin que ce modèle ne puisse plus déclencher une telle crise.

Cette fin de semaine est chargée sur la scène internationale. Le G20 s’est terminé hier sur un constat plutôt positif, les dirigeants s’étant mis d’accord sur une action en faveur de la relance et de la régulation. Place maintenant au sommet de l’OTAN qui se tient ce week-end et qui marque le retour de la France dans son commandement intégré.

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