03 avril 2009
Le libéralisme est-il remis en cause ?
La crise économique et le comportement adopté par les dirigeants politiques nous obligent à nous demander si le libéralisme est mort ou du moins, si des individus se déclarent toujours être des libéraux.
Le meilleur exemple est le Président français Nicolas Sarkozy. Il s’est toujours inscrit dans une logique libérale et a, pendant la campagne des présidentielles, développé un programme dans ce sens. Depuis septembre dernier et l’émergence de la crise financière, il a pris des mesures plus interventionnistes réaffirmant le rôle de l’Etat dans une économie pourtant très mondialisée. Cela a commencé avec le plan de sauvetage des banques et dernièrement avec l’encadrement de la rémunération des dirigeants d’entreprises bénéficiant d’une aide de l’Etat. Cette attitude en a fait rire certains, mais pas tant que cela au final. En effet, le Président Sarkozy, ainsi que la plupart des chefs d’Etat et de gouvernement, ont décidé d’être pragmatiques en prenant les mesures les plus adéquates à la situation. Et ils ont eu raison. Combien de banques auraient fait faillite sans l’intervention de l’Etat ? De quelle ampleur serait aujourd’hui la récession, qui sera déjà très importante pour 2009 ? Il est évident que le marché n’aurait pas su résoudre cette crise, puisqu’il en était à l’origine.
Cependant, je ne crois pas que le libéralisme économique va disparaître avec la crise. Le libéralisme néoclassique affirme la liberté d’entreprendre, d’échanger, de consommer… Mais il reconnaît que l’Etat continue à avoir son rôle à jouer, certes de façon limitée. S’il y a eu crise, ce n’est pas du au libéralisme, mais à cause de certains qui en ont abusés. L’entreprenariat est un moteur de la croissance et la prise de risques doit être récompensée. En revanche, lorsque l’entreprise connaît des difficultés qui la conduisent à des restructurations, le patron n’a pas à toucher des salaires mirobolants, des stock-options et autres parachutes dorés. A mon avis, le libéralisme continuera à régir nos économies et à être source de richesses. Il convient maintenant de le faire évoluer afin que ce modèle ne puisse plus déclencher une telle crise.
Cette fin de semaine est chargée sur la scène internationale. Le G20 s’est terminé hier sur un constat plutôt positif, les dirigeants s’étant mis d’accord sur une action en faveur de la relance et de la régulation. Place maintenant au sommet de l’OTAN qui se tient ce week-end et qui marque le retour de la France dans son commandement intégré.
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